La téléassistance, appelée parfois “alarme senior” ou “bracelet d’urgence”, consiste à équiper une personne fragilisée (le plus souvent en perte d’autonomie) d’un dispositif permettant de lancer une alerte à tout moment, afin de prévenir des proches ou des professionnels. C’est aujourd’hui un service considéré par l’État comme faisant partie du secteur “services à la personne”. Que signifie cette classification pour vous ?
La réglementation de la loi finances (source : impots.gouv.fr) prévoit que le crédit d’impôt “services à la personne” concerne aussi bien les prestations d’aide à domicile que la téléassistance. C’est un point souvent méconnu quand on cherche à réduire la facture mensuelle.
Le principe est simple : vous récupérez 50 % des sommes engagées (soit la moitié de vos dépenses), dans la limite de 12 000 € de dépenses par an pour l’ensemble des services à la personne (toutes prestations confondues – aide-ménagère, portage de repas, etc.), ce plafond pouvant être majoré selon certaines situations (enfant à charge, personne de plus de 65 ans dans le foyer, etc.).
Dans le cas classique d’un service de téléassistance à domicile, voici ce que cela donne :
| Dépense | Montant annuel moyen | Montant crédit d'impôt (50%) |
|---|---|---|
| Service de base | 228 € | 114 € |
| Service premium (détecteurs de chute, etc.) | 340 € | 170 € |
Ce dispositif concerne la très grande majorité des abonnés dans le Val-de-Marne. Que vous soyez locataire, propriétaire, imposable ou non imposable, le crédit d’impôt s’applique dès lors que l’abonnement est réglé directement par la personne âgée ou un membre de la famille (exception : si l’abonnement est intégralement financé par l’APA, voir plus loin).
Le système français a prévu que ce crédit d’impôt ne profite pas seulement aux personnes qui paient des impôts. L’objectif est de ne pas exclure ceux et celles qui, à cause de revenus modestes (par exemple, pension de retraite au minimum vieillesse), ne sont pas imposables.
Sur notre territoire, ce sont souvent les enfants qui pilotent la souscription, par exemple lorsqu’un parent “ne veut pas s’en occuper” — mais l’avantage fiscal ne peut porter que sur la personne équipée.
Sur le secteur de l’Uveron, beaucoup de personnes âgées bénéficient déjà de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie). C’est un dispositif départemental qui aide à couvrir les dépenses liées à la perte d’autonomie.
En clair, si l’APA couvre 80 % du coût et qu’il vous reste 20 % à charge, le crédit d’impôt ne portera que sur ces 20 %. C’est un point qui peut faire une grosse différence d’un foyer à l’autre.
| Situation | Part éligible au crédit d’impôt |
|---|---|
| Abonnement financé 100% par APA ou CCAS | 0 € (pas de crédit d’impôt) |
| Abonnement financé 50% par APA, 50% par vous | 50% du coût annuel de la téléassistance (pris en compte pour le crédit d’impôt) |
| Abonnement financé 100% par vous | 100% éligible au crédit d’impôt |
Le saviez-vous ? Certains CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) du Pays d’Uveron ont négocié des tarifs préférentiels voire la gratuité pour certains foyers modestes ; dans ce cas, là encore, pas de crédit d’impôt sur la part prise en charge.
Outre le crédit d’impôt, certaines communes partenaires du Département proposent :
À savoir : ces aides de caisses de retraite ne sont pas fiscalement assimilées à des aides publiques au sens strict ; elles peuvent être cumulées avec le crédit d’impôt, mais la dépense restant à votre charge doit être clairement identifiée (source : guide des aides de la CNAV 2023).
Dans le Pays d’Uveron, la téléassistance représente un coût médian de 23 € par mois pour les solutions de base, soit environ 276 € l’année. En utilisant toutes les aides fiscales, une famille peut ramener la dépense nette autour de 120 à 140 € l’an — voire moins avec l’APA ou l’aide d’un CCAS actif.
*GIR : voir définition plus haut
Nous restons vigilants sur les évolutions législatives. Si des nouveaux dispositifs voient le jour, ou si la téléassistance est intégrée “de droit” dans d’autres allocations, nous vous tiendrons informés ici. Profitez enfin des réseaux locaux – MSP, Espace Autonomie, CCAS – ils sont faits pour vous aider à lever les blocages, pas seulement pour l’urgence mais aussi pour tous les petits détails du quotidien liés au maintien à domicile.